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jeu 28 jui 2011

Si, en passant dans la rue, vous voyez cet emblème affiché à l'entrée d'une propriété, c'est que ses habitants ont signé la Charte des Jardins et qu'ils ont pris l'engagement moral d'entretenir et d'aménager leur terrain pour favoriser la survie de la petite faune sauvage: oiseaux, hérissons, papillons, lézards, etc.

Idéalement, la Charte des Jardins est gérée localement par une commune, une association de quartier ou un groupement d'habitants. Mais on peut aussi y adhérer de manière individuelle.

Pourquoi une Charte des Jardins ?

Écureuil : Pendant longtemps, les sympathiques visiteurs des jardins que sont les hérissons, les écureuils, les oiseaux ou les papillons ont trouvé assez facilement de quoi se nourrir en périphérie des habitations, ainsi que des endroits où se reproduire et passer l'hiver. Mais les lieux favorables à la petite faune se raréfient, notamment parce que les coins de nature situés entre les zones habitées et les zones cultivées régressent sous la pression de l'urbanisation. De plus, les grandes propriétés se morcellent pour donner des parcelles plus petites et plus cloisonnées. Or, cette parcellisation provoque la disparition des haies sauvages, des vieux arbres, des prairies rarement tondues, et des tas de branches et de pierres si importants pour la survie et la reproduction des petits animaux.

Rouge-gorgeParallèlement à la diminution de la taille des parcelles se produit une augmentation de leur aménagement: gazon entretenu jusqu'aux limites de propriété; haies exotiques choisies uniquement pour leur capacité à cacher les voisins; massifs de plantes non indigènes qui ne favorisent pas la reproduction des papillons et qui donnent trop peu de fruits pour nourrir la faune; arbres trop parfaitement taillés qui n'offrent pas d'abris; éclairage nocturne aux quatre coins du terrain; usage immodéré des herbicides et des pesticides sur le gazon, les dalles et les rosiers. Dans ces conditions, les oiseaux et autres visiteurs des jardins ne trouvent plus d'endroits où se cacher, ni matériaux pour construire leur nid, ni insectes, ni petits fruits, ni même le repos nocturne.