<< retour 
 
du sam 4 fév au dim 26 mar 2017

Exposition du 4 février au 26 mars 2017

Vernissage : Samedi 4 février de 11h à 13h 

 

Un week-end avec Denis Brihat : Entrée libre

  • Samedi 4 février de 16h à 18h : projection de films sur l’artiste et conférence avec Pierre-Jean Amar, historien d’art et spécialiste de l’oeuvre et dialogue avec Denis Brihat
  • Dimanche 5 février à 17h00 : Concert pour deux violoncelles avec Anne Gambini et Caroline Tref. Œuvres de Bach, Haydn, Hoffenbach…

 

Denis Brihat : Eclat d’infini - La nature consacrée

Cet artiste célébré par des expositions à Paris, Londres, Berlin, au Moma de New York et à la Fondation Maeght de Saint-Paul-de-Vence présente son exposition rétrospective au Boléro de Versoix. Denis Brihat fut le premier en Europe, dès 1958, à créer des « tableaux photographiques » : accrocher la photographie aux murs comme une peinture.

Alors, que depuis les années 60, on photographie avec de petits appareils, il utilisa toujours pour ses créations la chambre de grand format et des plaques sensibles à l’ancienne. Denis Brihat développe chaque image en quelques exemplaires seulement : contemplation précieuse de la nature. Il célèbre la beauté du monde dans l’infiniment modeste et recherche l’absolu dans un oignon, un coquelicot, une poire tombée de l’Eden. Si Denis Brihat photographie toujours en noir et blanc, il obtient la couleur à la manière d’un alchimiste au laboratoire par des procédés rares, des virages à l’or, au platine... Les photographies de Denis Brihat font partie des plus grandes collections publiques et privées.

Ce photographe s’affirme comme le jardinier du temps, un semeur de vérité. Alors que nous sommes saoulés par tant d’images, il ne nous en offre que d’essentielles. En regardant ses œuvres, nous sommes en recueillement, au plus près de la nature. La sensualité n’est pas exclue, la gourmandise non plus ; croquerons-nous la poire ? Mais ce qui est, peut-être, le plus important dans l’œuvre de Denis Brihat, ce n’est finalement pas tant le sujet photographié que ce qu’il nous transmet. Il nous transforme, il nous ouvre les yeux sur ce que nous ne savions plus voir. Il nous rend plus humains, plus sensibles à cette nature que nous avions peut-être oubliée.