Décharges bioactives - Versoix se mobilise - Pétition

Sélection d'un site de décharge de mâchefers dans le canton de Genève - Versoix se mobilise
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Les communes de Versoix, Satigny et Collex-Bossy sont les sites retenus par le DETA en vue de l’enfouissement des mâchefers (résidus d’incinération d’ordures ménagères). Au cours d’une séance d’information publique qui a fait salle comble, les Autorités communales ont affirmé leur soutien à la pétition lancée par les Associations politiques versoisiennes.

Résidus solides issus de la combustion des déchets d’ordures ménagères, récupérés en sortie de four, les mâchefers sont essentiellement composés d’imbrûlés, de métaux ferreux et non ferreux, de cendres, de verre et de résidus minéraux potentiellement toxiques et stockés tels quels dans les décharges bioactive contrôlées.

La capacité de stockage du site de Châtillon annoncée comme épuisée en 2019, un processus de sélection, appuyé par un groupe de travail, composé de 7 communes, a démarré à la fin 2014. En novembre 2017, l’Etat désignait  trois sites pour conduire des investigations géologiques et techniques complémentaires afin de déterminer le site définitif. Le terrain des Longs-Prés à Versoix fait partie des trois sites susceptibles d’accueillir une décharge de mâchefers.

Tout au long de ce processus, les communes concernées se sont opposées à ce choix et ont prôné des méthodes alternatives de valorisation des mâchefers éprouvées en Suisse, en Europe et ailleurs. Elles considèrent que le GESDEC (le service de géologie, sols et déchets) et l’autorité politique n’ont pas déployé les ressources nécessaires pour développer de nouvelles solutions techniques et sous-estiment les enjeux environnementaux, économiques et sociaux.

Face à un public préoccupé, Cédric Lambert, Maire de Versoix, a démontré l’intérêt de lancer une étude permettant de développer la valorisation des mâchefers et a rappelé que « les communes de Satigny, Collex-Bossy et Versoix restent unies pour rencontrer le GESDEC sur le point d’entreprendre les premières investigations. Une approche intercommunale forte, soutenue par Agrigenève et par une démarche solidaire et collective qui doit être portée par la population ». Propos appuyés par Julien Marquis, représentant des Associations politiques versoisiennes qui a soulevé « un manque d’anticipation de la part du canton » et invité l’assemblée à signer la pétition (pdf à imprimer ci-dessous, à déposer à la réception avant le 20 mars).

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